ESSAI D’ANALYSE SUR LE DEFERLEMENT D’ARTICLES PARU DANS L’HEBDOMADAIRE LA CROIX DU BENIN
Par Webmaster le Oct 10, 2011 | Dans Messages
Satan a-t-il le droit de se promener à sa guise parmi les chrétiens de l’Eglise catholiques ?
Dans ses parutions des 23, 29 septembre et 07 octobre le journal catholique La Croix a proposé à l’analyse des fidèles catholiques et de l’opinion nationale et internationale plusieurs articles sur les événements de Banamè.
Il s’en est suivi un acharnement des presbytres au cours des célébrations eucharistiques, contre la personne des acteurs des mystères qui ont cours dans cette région reculée du Bénin, Banamè. Des pseudo-témoignages fusent, qui interpellent la conscience chrétienne en quête de justice et éprise de compassion pour les âmes en détresse qui trouvent salut, et grâce sur grâce à Banamè.
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Pourquoi le Très Haut a-t-il pris chair à Banamè et quel est son message ? Que vont chercher des chrétiens à Banamè malgré les décrets d’excommunication de certains évêques? Que cachent les campagnes d’intoxication et les tentatives t’intimidation d’une partie du clergé béninois ? Que retenir des différents articles parus dans l’hebdomadaire la Croix ?
De l’opportunité du secours du ciel
L’histoire de l’Eglise nous apprend que toutes les fois où l’Eglise vit dans une déclinaison des vertus, où le relâchement des mœurs est devenu un mode de vie jusque dans sa hiérarchie avec une avidité au matériel, où les pasteurs s’accoquinent des loups et livrent ainsi leurs brebis en pâture aux puissances du mal, le Ciel a réagi en suscitant des serviteurs zélés pour la cause de notre Seigneur et Notre Dame du Ciel qui ont, par leur vie toute donnée pour le salut des âmes, réveillé les consciences en léthargie spirituelle et se sont constitués comme sacrifices d’agréable odeur contre le courroux du Ciel. C’est ainsi que face à la décadence de la vie des hommes d’Eglise de leur temps, il s’est trouvé de pieux serviteurs comme Saint Benoit, Saint Dominique de Guzman, Sainte Catherine de sienne, Sainte jeanne d’Arc, pour ne citer que ceux-là, pour raviver la foi, l’espérance et la charité en Jésus Christ notre Seigneur.
Aujourd’hui, face au triste et avilissant témoignage de vie, (avilissant pour l’Eglise de Jésus Christ conquise au prix de son sang) de nos pasteurs, le Très Haut décide, dans son éternelle transcendance de se rendre immanent à travers une humble et innocente créature, accompagnée de la douce mère du ciel et d’un serviteur zélé de la Parole, pour purifier son Eglise ; l’infiniment grand se rendant infiniment petit. Il ne s’agit point d’une autre révélation parce qu’elle est clause, selon l’enseignement de l’Eglise, depuis la mort sur la croix du Fils de l’homme et Fils de Dieu, le serviteur fidèle qui a été transpercé à cause de nos forfaits, s’est livré lui-même à la mort, donnant sa vie en rançon pour la multitude, lui qui, insulté ne rendait pas l’insulte, souffrant dont la meurtrissure nous a guéris, Jésus Christ. Il n’est donc question d’une remise en cause de la révélation reçue de nos pères dans la foi mais d’un déploiement de l’amour et de la miséricorde de Dieu pour son peuple dans l’histoire du salut. Car même si la révélation était achevée l’histoire du salut quant à elle continuera tant que sur terre vivront des hommes en cohabitation avec Belzébul. Et le message de l’Esprit Saint, Créateur du ciel et de la terre et tout ce qu’ils renferment, est celui-ci : Il n’y a qu’une seule Eglise édifiée sur la mort et la résurrection du Christ, l’Eglise Catholique et tous les hommes ont pour destinée la sainteté et doivent tenir en estime prioritaire la santé de leur âme.
Si tel est le message de Banamè, en quoi est-ce qu’il est contraire à l’Evangile ? Il ne s’agit pas de rester à la périphérie du mystère divin qui se vit et se consomme à grand trait par des âmes assoiffées de Dieu mais d’oser s’en approcher pour se rendre à l’évidence de l’indicible grâce qui en jaillit.
Que vont chercher les fidèles chrétiens à Banamè nonobstant les menaces d’excommunication des évêques de Porto-Novo et d’Abomey ?
S’il est vrai qu’il ne se peut faire violence pour contraindre qui que ce soit à accepter la foi à plus forte raison ne le peut-on, sous la menace d’une quelconque interdiction à participer à la vie de l’Eglise, par des décrets d’excommunication et consorts, pour ce qui touche directement la vie des chrétiens et qui relève de leur libre arbitre. Pourquoi l’Eglise du Bénin n’a-t-elle pas su suppléer convenablement au besoin des fidèles en matière spirituelle alors qu’on a plus de 1000 prêtres ordonnés et chargés du salut des âmes ? Comment est-ce que des siècles durant les fidèles se sont vu arracher la vie par des sorciers (pour ce qui nous concerne au Bénin) au nez et à la barbe de l’Eglise ? Pourquoi est-ce qu’on interdit à des prêtres dotés de grâces particulières (pour avoir été disponibles à l’action de l’Esprit Saint dans leur vie) d’exercer ces ministères pour le bonheur des fidèles, le rayonnement de l’Eglise et la gloire de Dieu ? Et pourquoi doit-on interdire aux fidèles de se libérer du joug de la sorcellerie ? Aussi bien les victimes de la sorcellerie que les sorciers eux-mêmes ne sont-ils pas fils d’Abraham qui ont tout autant besoin de salut comme tout le monde ? Qu’il s’agisse des enfants de quelques mois jusqu’à l’adulte nonagénaire reconnus sorciers soit par eux-mêmes soit par ceux qui leur ont donnée comme d’un héritage la sorcellerie et qu’on délivre de l’esclavage des puissances du mal, ne doivent-il point connaitre le salut ? Les fidèles sont délivrés du mal et quiconque monte sur la colline ressent en lui une transformation intérieure qui le rend sensible au péché et à la présence de Dieu en Lui. C’est extraordinaire, c’est indicible. Les morts ressuscitent, les malades sont guéris, la sorcellerie est anéantie, les démons sont calcinés ; que veut d’autre le peuple ? La colline de Sovidji à Banamè est un lieu où se côtoient sans se regarder en chiens de faïence chrétiens et non chrétiens qui ont accepté d’embrasser la foi catholique dans une démarche simple et paisible. C’est une expérience dont on ne peut parler que de l’intérieur. Peut-on interdire la vie aux hommes ?
Nos pasteurs ont failli à leur mission en s’acoquinant avec le loup (Belzébul et ses enfants) qui est entré dans la bergerie dévorer allègrement les innocentes brebis sans défense. « A l’heure actuelle de nombreux ecclésiastiques, y compris au sommet de l’Eglise, évitent de parler du démon. Le démon est devenu une espèce protégée. Et les exorcistes sont considérés comme des criminels. Satan a le droit de se promener à sa guise parmi les chrétiens de l’Eglise catholiques ». Emmanuel MILINGO in CONFESSION du Père Gabriele AMORTH.
La charité vécue en Eglise ne nous commande-t-elle pas de voler au secours de nos frères en proie aux assauts de Belzébul ? La dernière phrase du code de Droit Canonique fait observer que cet ensemble de lois définies pour réguler la vie dans l’Eglise est ordonné au salut des âmes. Cela voudra dire que lorsqu’une Loi, fut-elle éditée par ailleurs par quelque autorité d’Eglise d’un quelconque rang que ce soit, est contraire manifestement au salut des âmes, elle ne peut valoir pour les fidèles. De toute façon plus on interdit aux fidèles de se rendre à Banamè, plus ils y accourent parce qu’ils y ont senti Dieu. Le philosophe chrétien Blaise pascal ne disait-il pas que « c’est le cœur qui sent Dieu et non la raison » ! On ne peut cacher le soleil avec une main d’homme, on ne peut en cacher que l’intensité des rayons et seulement sur soi-même. L’Esprit Saint est Créateur de l’univers y compris le soleil ; Il ne peut donc être étouffé par sa création. La charité commande aux lois. La charité de Dieu n’emporte-t-elle pas sa miséricorde ? Et la miséricorde de Dieu ne se moque-t-elle pas de sa justice (c’est-à-dire des lois que le Créateur lui-même a établies)? Sur la colline de Sovidji à Banamè il n’y a que joie et allégresse pour les pauvres de Yahvé (l’Etant – causa sui –, l’existence dans l’absolu, le Dieu profondément humilité).
Mais pourquoi cet acharnement subit contre Banamè ? Que cachent les campagnes d’intoxication et les tentatives t’intimidation d’une partie du clergé béninois ?
Les décrets d’un diocèse ne peuvent valoir en Eglise pour un autre en raison de l’indépendance des Ordinaires dans la mission de conduite d’âmes qui leur a été confiée par l’Eglise. Ce qui est curieux, c’est qu’on observe un désordre dans l’Eglise en l’occurrence l’Eglise de Cotonou par exemple comme s’il était dirigé par les évêques d’Abomey et de Porto-Novo alors qu’ils sont les plus jeunes dans l’épiscopat et leurs diocèses, des diocèses suffragants de la métropole, l’Archidiocèse de Cotonou. Ces décrets ne valent que pour les Eglises dont ils ont la charge. C’est proprement introduire en Eglise le désordre que de commander, ne serait-ce qu’intentionnellement, aux collaborateurs d’un évêque d’agir pour son compte alors qu’il est présent. La sagesse légendaire de l’Eglise impose le respect de la hiérarchie et le silence de l’observation du clair-obscur en matière de foi pour quelque phénomène que ce soit ayant trait au salut des âmes et qui dépasse l’entendement humain, si l’on est à cette étape en ce concerne les événements de Banamè, avant de nous y prononcer. Je rends grâce à Dieu pour la sagesse du président de la Conférence Episcopale du Bénin et Archevêque de Cotonou ; elle force notre admiration et nous conforte dans la prudence de l’Eglise à ne pas se hâter pour se prononcer en pareille circonstance. Si l’Eglise ne se presse pas pour confirmer ou infirmer des faits de genre de situations comme celle qui nous occupe, pourquoi deux évêques prennent-ils des décrets d’excommunication contre leurs fidèles avant même que l’Eglise du Bénin dans son unité ne se soit prononcée à travers la conférence épiscopale? Combien d’évêque se sont-ils rendus à Banamè dans le but de confronter ce qui se vit sur la colline à l’orthodoxie de l’Evangile puisqu’ils sont les seuls à qui la plénitude du sacerdoce a été conférée ? Il ne s’en est même pas trouvé un seul, même pas l’ordinaire du lieu, l’évêque d’Abomey. Il s’est contenté de fausses rumeurs et d’alerte contre l’Eglise fomentée par quelque collaborateur indélicat qui a jeté les pavés dans la marre par son indélicat et honteux comportement. Il conviendrait, comme nous le recommande la logique scientifique, qu’avant toute prise de parole sur une expérience donnée d’en faire par soi-même l’expérience. Dans l’histoire de l’Eglise du Bénin (150 ans maintenant) quand est-ce qu’un décret d’excommunication a-t-il jamais été pris à l’encontre des chrétiens catholiques (évêques, prêtres, religieux et religieuses y compris puisqu’ils sont tout autant chrétiens que le reste du peuple de Dieu) qui fréquentent les féticheurs, les christianismes célestes, les mouvements ésotériques dont la franc maçonnerie ? Qu’on cesse de tromper le peuple de Dieu ou de l‘intimider par quelque décret que ce soit. Le Christ usait d’autorité et non de pouvoir parce que sa vie fait autorité sur nos vies pécheresses. Tout au contraire nos pasteurs préfèrent user de pouvoir pour faire asseoir leur autorité parce que manifestement leur vie est contraire à l’Evangile de Jésus Christ. Autrement comment pourrait-on décharger deux archevêques métropolitains pour des raisons aussi déshonorantes pour l’Eglise que celles que nous connaissons (l’homosexualité, la pédophilie et l’appartenance à la franc maçonnerie etc…), après une tentative de suicide ? Et que dire du "retrait forcé " donné au grand curé commerçant aux pratiques sataniques, de la plus grande paroisse de Cotonou et à biens d’autres barons du clergé de Cotonou ? Un royaume divisé est voué à disparaître nous a dit Jésus Christ. Celui qui n’est pas contre nous est nécessairement pour nous. Puisque la hiérarchie ecclésiastique est allé en guerre contre l’Esprit Saint qui donne le discernement, ils se sont déclarés forclos et ne peuvent plus discerner et reconnaitre une action divine d’une satanique tant ils se sont égarés par leurs pouvoirs occultes. Car l’arbre se reconnait à son fruit. Un bon arbre ne peut donner que du bon fruit et un mauvais arbre n’en peut donner que de mauvais. Le Bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien. Il y a beaucoup de prêtres, d’évêques et même de papes en enfer et lorsqu’un pasteur va en enfer, il entraîne avec lui une multitude de pauvres fidèles. Il n’y a pas une justice divine pour les uns et une autre pour les autres. Nous sommes tous égaux en humanité et les pasteurs seront plus sévèrement punis que les fidèles parce qu’ils ont beaucoup reçu. Qu’ils ne prennent pas le risque de se mettre en travers du chemin de Dieu ; les démons n’osent pas braver l’autorité de Dieu directement et ce ne sont pas les pauvres mortels que nous sommes qui le peuvent. Ce n’est pas parce qu’on a quelques soupçons de pouvoirs maléfiques qu’on peut se dresser contre Dieu ; Belzébul lui-même dans toute la splendeur de son orgueil craint infiniment le Très Haut. La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. La seule attitude qui convient est celle d’une fervente, confiante et filiale prière envers notre Mère du Ciel la bienheureuse Vierge Marie et son Fils Jésus Christ notre sauveur qui ont souffert pour nous sauver. Après un tel sacrifice d’amour pour nous sauver ils ne peuvent rester insensibles à notre appel en détresse contre « l’Envahisseur de Banamè ».
2 commentaires
C'est quand même regrettable de constater une telle division dans l'église et je suis presque convaincu que le clergé béninois se serait comporté autrement si cette situation de Banamè se déroulait sous d'autres cieux! Pour une fois messieurs, acceptons que Dieu peut aussi dans toute sa splendeur se manifester aux noirs aussi pauvres ou ignorants tels qu'on nous l'a fait croire. Arrêtez je vous prie de vous diviser parce qu'ailleurs, cette situation serait montrée au monde comme unique et source de foi de la population locale. D'ailleurs, l'histoire nous dira si ces deux jeunes filles seront un jour reconnues comme des Saintes ou pas. Réveillons nous pour une fois et arrêtons de nous mentir nous même...
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